| Jacques
Margnat : les débuts
En fait Jacques Margnat
était né dans une cuve à vin, une cuve de vin de
consommation courante mais qui à l’époque était un
excellent vin dès lors que l’on pouvait associer les vins
d’ Algérie aux vins du midi de la France.
Six ans de service militaire dont 30 mois de campagne ont
interrompu cette formation. Il y gagnera la Croix de la
2éme guerre mondiale et comme ses frères ou son cousin
Emile n’en recherchera aucune gloire. Tous ils ont fait
leur devoir.
La guerre terminée, commença alors comme pour beaucoup le
temps de la reconstruction. Celle-ci fut faite sous le nom
familial. Au même titre que les apéritifs comme Byrrh,
Cinzano et autre Picon.
Le tandem Lyon Marseille fut rapidement reconstitué.
Marseille devait rapidement dépasser Lyon. Bordeaux
démarrait en créant sans délai une antenne de
distribution à Toulouse. La famille lançait en 1947 une
opération commando sur la Bretagne en partant de zéro avec
une usine d'embouteillage ultra moderne bord à quai. En
sorte que dés 1952 la ligne Brest Lyon coupait la France en
deux. Le sud était déjà le territoire incontesté de la
marque patronymique. Le nord était son no man’s land.
Tout cela a été fait avec, au sortir de la guerre, pour
seul capital, la qualité reconnue et respectée de la
"signature" qu’avait laissé le père, Edouard
Margnat. Le tout bien sur consolidé par la caution pour un
temps au moins des domaines en Algérie.
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