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Émile Bories
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Algérie 1962
La Borie 1963
Jacques Margnat
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L' Algérie ... 1962

Pas étonnant qu'Emile Bories fut élu Maire d 'Aïn-Tellout : petit village entre Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès, Emile apporte son aide et ses connaissances de la langue arabe et des algériens à l'armée. Sa présence permanente sur le domaine décourage les conflits dans sa circonscription où il jouit en plus d'une estime incomparable, tant auprès de ses ouvriers que de la population.

Puis en 1959, la situation se détériorant en Algérie, c'est d'Aïn-Tellout qu'Emile part en campagne mandaté par son père et ses cousins Margnat.

Emile vend la propriété de Sainte Marie (en Algérie) pour essayer de les réinvestir en Corse. Après neuf mois d'études et de trop nombreuses déceptions, Emile connaît la Corse mieux qu'un Corse ne la connaîtra jamais... mais il est contraint d'abandonner ce projet et s’en revient à Mostaganem.
Alors Emile commet la seule erreur professionnelle de sa vie il rachète avec l'argent de Sainte Marie, une propriété à Tassin (à 6 km d'Aïn-Tellout !!!).

S’ensuivent les terribles événements auxquels Emile ne survit que par ce qu’il a toujours aimé ce pays et ses habitants, et qu’il a toujours fait le ‘bien ‘, pas la charité même s’il était généreux, non le ‘bien’, ce qui était juste et utile, et de la meilleure façon qu’il soit, de la belle ouvrage ! Et il était respecté pour cela.

1962, les algériens ont obtenu leur indépendance et recherchent frénétiquement les armes encore en possession des européens. Emile reçoit l'ordre de remettre ses armes aux autorités. Gérard et Michel Medina sur place, se font beaucoup de soucis, car le bruit court que les propriétaires retardataires seront tués avec leurs propres armes. Emile obtient, enfin un permis de circuler et se met en route, seul pour Aïn-Tellout. Un barrage à Sidi-Bel-Abbès lui paraît un peu louche. On l'oblige à quitter la route principale et à emprunter un chemin qui l'éloigne de la ville. Plus loin, on le force à s'arrêter , pour signer un acte de vente de sa voiture … à ce moment, il est sûr d'avoir été enlevé par des clandestins … et il se rappelle que la semaine passée, un colon a été égorgé sur cette même route. Il signe sans hésiter l’abandon de sa voiture espérant ainsi sauver sa vie... mais dans le rétroviseur il aperçoit l'homme qui est derrière lui et qui sort de sa djellaba un revolver avec la fort probable intention de le tuer. Alors il joue le tout pour le tout, et avec son arabe imparfait mais couleur locale, il explique à cet homme "qu'il va tuer un homme juste qui, toute sa vie a été un bon patron "… son interlocuteur lui réplique que sa mère était elle aussi une femme juste et que les Français l'ont tuée … Alors Emile lui dit "si tu es sûr que ta mère va revenir pour t'approuver... tu peux me tuer aussi … et l’homme de lui répondre " Tu es un homme courageux !, nous allons te raccompagner chez toi, mais nous gardons ta voiture parce que nous avons un français à aller chercher à Bou Anifia, nous reviendrons te chercher demain !"... et, le lendemain, malgré les craintes de ses ouvriers et après avoir rendu les armes Emile prenait le chemin de Mostaganem ... avec ses ravisseurs de la veille... sans plus d’ennui.

Quelques jours après Emile pense à organiser le rapatriement de toute sa famille. Il fera de nombreux déplacements en France.
 

 
 
 
 

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