| Émile
Bories en Algérie
Louis Bories, le troisième
fils et le père d'Emile, se met très jeune au travail et
il crée de nombreuses propriétés qui ne resteront pas
toutes dans la famille, mais qui garderont toutes son
empreinte : Rivoli, Aboukir, Clinchant, Sainte
Marguerite, Blat Touaria, La Macta, Bel-Hadri, En-Naro,
Aïn-Tellout, Sainte Marie.
À Bel-Hadri Louis donne l’exemple à son fils et il
creuse 200 km de drains, dans des terres marécageuses, pour
les rendre cultivables, fabriquant lui-même, avec ses
ouvriers, les tuyaux de ciment qu'il enterrera en bordure
des parcelles.
La femme de Louis Bories, Marie, née Col, et ses enfants y
contractent le paludisme dont ils souffriront toute leur
vie.
Il eurent 7 enfants qui valurent à leur mère la médaille
de la famille française.
En 1939, Emile a 21 ans. Il restera six ans sous les
drapeaux au service de la France. Sorti adjudant-chef,
curieusement, il ne demandera jamais que sa condition d’ancien
combattant lui soit reconnue. Curieusement car il aurait
ainsi sans doute pu être le 3éme membre consécutif de la
famille à être reconnu par ses pairs.
En 1983 Emile sera fait Officier du Mérite Agricole (il
avait été fait Chevalier en 1957),
suivant en cela les traces de ses aïeux. Henri le
grand-père et Louis, son père étaient, tous les deux
Commandeur du Mérite Agricole et Officier de la Légion d’
Honneur.
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